18+
Discussions sur les problèmes sociaux

Бесплатный фрагмент - Discussions sur les problèmes sociaux

Débattre, comprendre et s’exprimer en français — Niveaux B1/B2

Объем: 371 бумажных стр.

Формат: epub, fb2, pdfRead, mobi

Подробнее

Préface

Ce livre que vous tenez entre les mains est né d’un constat simple: on apprend une langue pour communiquer, mais on ne communique véritablement que lorsqu’on a quelque chose à dire. Et quoi de plus motivant que de débattre de sujets vivants qui nous concernent tous?

“Discussions sur les problèmes sociaux” n’est pas un manuel ordinaire. C’est un véritable espace de parole, de réflexion et d’échange. Chaque chapitre aborde un thème de société actuel — de l’impact des influenceurs à la gestion du stress, des théories du complot au télétravail — et vous invite à exprimer votre avis, à écouter celui des autres, à argumenter et à nuancer votre pensée.

Conçu spécifiquement pour des apprenants de niveaux B1/B2, cet ouvrage privilégie l’expression orale et la dynamique du débat. Vous y trouverez des citations inspirantes pour nourrir la réflexion, du vocabulaire ciblé pour s’exprimer avec précision, des vidéos et des articles pour s’informer, ainsi que de nombreuses questions pour alimenter la discussion. Chaque chapitre a été pensé pour être flexible et peut être traité en une ou deux séances, selon vos besoins pédagogiques.

L’objectif ultime n’est pas d’avoir raison. Il s’agit d’apprendre à penser par soi-même, de respecter les opinions d’autrui et de structurer son argumentation — le tout, en français.

Bonne lecture, et excellents débats!

Les auteurs

1. Mieux se connaître pour mieux vivre

1.1 Connaissance de soi: pourquoi et comment mieux se connaître?

Voici des meilleures citations sur la connaissance de soi, que pensez-vous? Donnez votre opinion.

“Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux.” — Socrate

“Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même.” — Gandhi

“La connaissance de soi est le début de toute sagesse.” — Aristote

“Il est difficile de se connaître soi-même.” — Sophocle

“La connaissance de soi est le commencement de toute sagesse.” — Proverbe grec

Le vocabulaire essentiel.

1. Introspection (f) — Processus de réflexion personnelle où l’on examine ses propres pensées, émotions et motivations.

2. Estime de soi (f) — Opinion ou jugement que l’on porte sur sa propre valeur.

3. Confiance en soi (f) -Sentiment de sécurité et de certitude dans ses propres capacités.

4. Auto-évaluation (f) — Processus par lequel une personne évalue ses propres performances, compétences et comportements.

5. Authenticité (f) — Qualité d’être vrai et sincère avec soi-même et avec les autres.

6. Acceptation de soi (f) — Capacité à reconnaître et à accepter ses qualités et ses défauts sans jugement.

7. Valeurs personnelles (f, pl) — Principes ou standards de comportement qui sont importants pour une personne.

8. Motivations (f, pl) — Raisons ou désirs qui poussent une personne à agir ou à poursuivre un objectif.

9. Résilience (f) -Capacité à surmonter les épreuves et à rebondir après des difficultés.

10. Besoins personnels (m, pl) — Exigences fondamentales nécessaires au bien-être physique et psychologique d’une personne.

11. Objectifs de vie (m, pl) — Buts ou aspirations que l’on souhaite atteindre au cours de sa vie.

12. Limites personnelles (f, pl) — Frontières que l’on établit pour protéger son bien-être physique et émotionnel.

Regardez la vidéo. Vous trouverez le lien à la fin de cette leçon.

Répondez aux questions.

1. Quels sont les cinq domaines indispensables à la connaissance de soi mentionnés dans la vidéo?

2. Pourquoi est-il important de comprendre ses émotions pour mieux se connaître?

3. Comment la compréhension de ses valeurs personnelles peut-elle influencer ses décisions et ses actions?

Définition de la connaissance de soi

La connaissance de soi est une forme de cognition qui vous permet d’avoir une parfaite compréhension de votre identité.

Lisez un article.

Il existe 3 types de connaissance de soi:

1. La connaissance externe de soi — Comprenez comment les autres vous perçoivent, mais conservez votre individualité.

2. La connaissance interne de soi — Il s’agit d’une forme de réflexion intérieure où vous examinez vos propres pensées et vos sentiments.

3. La conscience de soi — Nous devons apprendre à nous accepter pour qui nous sommes; avec toutes nos imperfections.

26 questions, conçues pour vous aider à mieux vous connaître, à réfléchir sur votre parcours, vos croyances et vos désirs. Prenez le temps de répondre à une ou deux questions par jour afin que vous puissiez les explorer en profondeur :

• Quels sont mes points forts?

• Quels sont mes objectifs à court terme? Quels sont mes objectifs à long terme?

• Qui compte le plus pour moi? Quelles sont mes personnes de confiance?

• Qu’est-ce qui me fait honte?

• Qu’est-ce que j’aime faire pour m’amuser?

• Quelles sont les nouvelles activités qui m’intéressent ou que je suis prêt à essayer?

• Qu’est-ce qui me préoccupe?

• Quelles sont mes valeurs? En quoi est-ce que je crois? (pensez à la politique, à la religion, aux questions sociales)

• Si je pouvais avoir un souhait, ce serait ___________

• Où est-ce que je me sens le plus en sécurité?

• Qu’est-ce qui me réconforte?

• Si je n’avais pas peur, j’irais sur ___________

• Quelle est la réalisation dont je suis le plus fier?

• Quel est mon plus grand échec?

• Suis-je un oiseau de nuit ou un lève-tôt? Comment puis-je organiser ma vie pour qu’elle corresponde mieux à cette partie de ma nature?

• Qu’est-ce que j’aime dans mon travail? Qu’est-ce que je n’aime pas?

• Que me dit mon critique intérieur?

• Que fais-je pour me montrer compatissant et prendre soin de moi?

• Suis-je introverti ou extraverti? Suis-je stimulé par les autres ou par moi-même?

• Qu’est-ce qui me passionne?

• Quel est mon plus beau souvenir?

• Que me disent mes rêves?

• Quel est mon livre préféré? Le film? Un groupe de musique? La nourriture? Couleur? Animal?

• De quoi suis-je reconnaissant?

• Quand je suis déprimé, j’aime ___________________

• Je sais que je suis stressé quand je ______________________

Une meilleure connaissance de soi peut vous aider à révéler votre véritable potentiel.

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): https://mentorshow.com/blog/connaissance-de-soi

PRENEZ LA PAROLE!

 Questions de réflexion (de la liste de 26 questions ci-dessus):

1. Quels sont vos points forts?

2. Qu’est-ce que vous aimez faire pour vous amuser?

3. Quelles sont les nouvelles activités qui vous intéressent ou que vous êtes prêt à essayer?

4. Qu’est-ce qui vous passionne?

5. De quoi êtes-vous reconnaissant?

6. Quelles sont les limites personnelles que vous avez établies pour protéger votre bien-être?

7. Comment l’auto-compassion peut-elle aider à mieux gérer les moments de difficulté ou d’échec?

8. Quels objectifs de vie avez-vous définis pour vous-même et comment ces objectifs reflètent-ils votre connaissance de vous-même?

Questions de discussion :

1. Comment pensez-vous que la connaissance de soi peut influencer vos relations avec les autres?

2. Quels sont les défis que vous rencontrez dans le processus de connaissance de soi?

3. Pourquoi est-il important de reconnaître et de comprendre ses besoins personnels?

Exercices supplémentaires

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Introspection

2. Estime de soi

3. Authenticité

4. Résilience

5. Auto-compassion

Définitions :

a) Opinion ou jugement que l’on porte sur sa propre valeur

b) Processus de réflexion personnelle où l’on examine ses pensées et émotions

c) Capacité à surmonter les épreuves et à rebondir

d) Qualité d’être vrai et sincère avec soi-même

e) Attitude bienveillante envers soi-même dans les moments difficiles

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Vrai ou faux? Justifiez votre réponse.

1. La connaissance de soi est uniquement le fait de connaître ses défauts.

2. L’auto-évaluation est un processus par lequel on juge ses propres performances.

3. Une personne avec une bonne estime de soi ne doute jamais d’elle-même.

4. L’auto-compassion consiste à se punir sévèrement quand on échoue.

5. La connaissance de soi peut améliorer nos relations avec les autres.

Exercice 3 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

introspection — estime de soi — authenticité — résilience — auto-compassion

1. Prendre du temps pour réfléchir à ses émotions, c’est pratiquer l’______.

2. Une personne qui s’accepte avec ses qualités et ses défauts a une bonne ________.

3. Être vrai et sincère avec soi-même, c’est faire preuve d’________.

4. Après un échec, se dire « ce n’est pas grave, je vais apprendre de cette erreur”, c’est pratiquer l’________.

5. La ________ permet de se relever après une épreuve difficile.

Exercice 4 — Classez ces qualités de la plus importante (1) à la moins importante (5) pour bien se connaître.

Honnêteté envers soi-même

Capacité à reconnaître ses erreurs

Connaissance de ses émotions

Acceptation de ses défauts

Capacité à se fixer des objectifs réalistes

Exercice 5 — Répondez aux questions en vous basant sur l’article ou votre réflexion personnelle.

1. Quels sont les trois types de connaissance de soi mentionnés dans l’article?

2. Pourquoi est-il important de comprendre ses émotions pour mieux se connaître?

3. Quelle question parmi les 26 de l’article vous semble la plus difficile à répondre? Pourquoi?

Exercice 6 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Répondez à trois des 26 questions de l’article (celles que vous préférez ou qui vous parlent le plus). Rédigez vos réponses (environ 50 mots par réponse).

Sujet B: Vous êtes coach en développement personnel. Un client vous dit: « Je ne sais pas qui je suis. Je n’arrive pas à savoir ce que je veux vraiment dans la vie.” Rédigez votre réponse (120—150 mots) pour l’aider à commencer son chemin vers la connaissance de soi.

Sujet C: Rédigez un court texte (120—150 mots) intitulé « Trois choses que j’ai apprises sur moi-même cette année”.

Exercice 7 — Êtes-vous d’accord avec ces citations?

• « On se connaît vraiment mieux à 30 ans qu’à 20 ans.”

• « Les défauts font partie de nous, il faut les accepter, pas les combattre.”

• « L’introspection peut être dangereuse si on reste trop longtemps dans sa tête.”

• « Les réseaux sociaux nous empêchent de nous connaître vraiment.”

• « Connaître ses limites, c’est plus important que connaître ses forces.”

Exercice 8 — Journal d’introspection

Pendant une semaine, notez chaque soir une réponse à l’une de ces questions. À la fin de la semaine, relisez vos notes.

Lundi — Émotions

Quelle émotion ai-je ressentie le plus aujourd’hui?

______________________________________________________

______________________________________________________

______________________________________________________

Mardi — Fierté

Qu’est-ce qui m’a rendu (e) fier (ère) aujourd’hui?

______________________________________________________

______________________________________________________

______________________________________________________

Mercredi — Frustration ou colère

Qu’est-ce qui m’a frustré (e) ou mis (e) en colère aujourd’hui?

______________________________________________________

______________________________________________________

______________________________________________________

Jeudi — Authenticité

À quel moment ai-je été le (la) plus moi-même aujourd’hui?

______________________________________________________

______________________________________________________

______________________________________________________

Vendredi — Regret ou amélioration

Qu’aurais-je aimé faire différemment aujourd’hui?

______________________________________________________

______________________________________________________

______________________________________________________

Samedi — Valeurs profondes

Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi dans la vie?

______________________________________________________

______________________________________________________

______________________________________________________

Dimanche — Bilan de la semaine

Qu’ai-je appris sur moi cette semaine?

______________________________________________________

______________________________________________________

______________________________________________________

Regardez la vidéo. Voici le lien de cette leçon.

https://www.youtube.com/watch?v=OKTeNtXLwME

ou sur Rutube:

https://rutube.ru/video/private/bae4155b7ef9e1211246ce4304cbec4f/?p=zvpxuHfNmXJQHEIPirj4PQ

1.2 L’impact de l’enfance sur le développement de la personnalité

“L’enfance est le sol sur lequel nous marcherons toute notre vie.” — Lya Luft, une écrivaine brésilienne

Le vocabulaire essentiel.

Traumatisme (m) — Événement ou série d’événements extrêmement stressants ou perturbants qui ont un impact durable sur la santé mentale et émotionnelle d’une personne.

Charge allostatique (f) — Conséquences du stress chronique sur l’organisme, résultant d’une exposition prolongée à des niveaux élevés de cortisol et d’autres hormones du stress.

Surprotection (f) — Comportement parental consistant à protéger excessivement un enfant, souvent en limitant ses libertés et en contrôlant ses actions, ce qui peut nuire à son développement.

Projection (f) — Mécanisme par lequel un parent impose ses propres désirs, rêves ou ambitions à son enfant, l’empêchant ainsi de développer sa propre personnalité.

Dépression (f) — Trouble mental caractérisé par une humeur dépressive persistante, une perte d’intérêt pour les activités, et une diminution de l’énergie. La dépression parentale peut avoir des effets négatifs sur les enfants.

Comparaison (f) — Action de mesurer ou de juger une personne par rapport à une autre. La comparaison parentale peut nuire à l’estime de soi et au développement de l’enfant.

Dispute (f) — Conflit verbal entre deux ou plusieurs personnes. Les disputes fréquentes entre parents peuvent causer du stress et de l’anxiété chez les enfants.

Divorce (m) — Séparation légale et officielle de deux personnes mariées. Le divorce des parents peut avoir des répercussions émotionnelles et psychologiques sur les enfants.

Négligence (f) — Manque de soins ou d’attention envers une personne. La négligence physique ou émotionnelle peut gravement affecter le développement d’un enfant.

Libération émotionnelle (f) — Processus consistant à exprimer et à extérioriser ses émotions pour se libérer de la souffrance et des traumatismes passés.

Résilience (f) — Capacité à surmonter les épreuves et les difficultés de la vie. La résilience permet de se remettre des traumatismes et de continuer à avancer.

Regardez la vidéo. Répondez aux questions.

https://youtu.be/fynDseLIWZ0

ou

https://rutube.ru/video/private/672159d59eb55d95984654d6bf473939/?p=5uayGd2qUKnzn2Pq7AilUw

Voici le résumé de la vidéo.

La vidéo aborde un sujet sérieux et important: l’impact de la maltraitance dans l’enfance sur la vie adulte. Inspiré par le film “Joker”, l’auteur explore comment les expériences défavorables de l’enfance (ACE — Adverse Childhood Experiences) peuvent influencer la santé mentale et physique à l’âge adulte.

— Les ACE sont des expériences négatives vécues durant l’enfance, telles que la séparation parentale, la dépendance d’un parent, la violence domestique, les abus physiques et psychologiques, etc.

— Une étude menée entre 1995 et 1997 a montré un lien entre ces traumatismes et divers problèmes de santé à l’âge adulte.

— Parmi les 17 000 participants de l’étude, 36% n’ont pas vécu d’ACE, tandis que 26% en ont vécu au moins une, et 12,4% en ont vécu quatre ou plus.

— Plus le nombre d’ACE est élevé, plus les risques de problèmes de santé mentale et physique augmentent, tels que des comportements violents, des problèmes de poids, et la dépendance à des substances.

— L’auteur cite des exemples de personnages fictifs comme le Joker, Will Hunting, et Anakin Skywalker, qui ont tous vécu des traumatismes dans leur enfance.

— Il mentionne également des cas réels de tueurs en série ayant subi des sévices dans leur enfance.

— La vidéo propose des stratégies pour surmonter les blessures de l’enfance, comme la reconnaissance des traumatismes subis, la résilience, et le recadrage des situations.

— L’auteur encourage à diversifier ses activités, à créer un environnement positif, et à adopter une attitude optimiste.

— Il est crucial de s’entourer de personnes aimantes et de parler de ses sentiments pour se réparer et se détacher du passé.

Répondez aux questions.

1. Quel film a inspiré l’auteur à parler de ce sujet?

2. Qu’est-ce que les ACE (Adverse Childhood Experiences)?

3. Quelle étude est mentionnée dans la vidéo et quand a-t-elle été menée?

4. Combien de participants ont été inclus dans l’étude sur les ACE?

5. Quels sont les types de maltraitance infantile identifiés dans l’étude?

6. Quel pourcentage des participants n’ont pas vécu d’ACE?

7. Quels sont les effets des ACE sur la santé à l’âge adulte?

8. Quels personnages fictifs sont mentionnés comme exemples de personnes ayant vécu des traumatismes dans leur enfance?

9. Quelle est la première étape vers la guérison des traumatismes de l’enfance, selon la vidéo?

10. Qu’est-ce que la résilience et comment peut-elle être renforcée?

11. Quelle étude de 2018 est mentionnée et que démontre-t-elle?

12. Qu’est-ce que le recadrage et comment peut-il aider à devenir optimiste?

13. Quels conseils l’auteur donne-t-il pour surmonter les traumatismes de l’enfance et améliorer sa vie adulte?

Lisez le document.

L’impact de l’enfance sur notre vie d’adulte

L’impact du stress dans l’enfance

Le stress pouvant être causé par diverses situations comme le divorce de ses parents, des maladies ou allergies, des maltraitances psychologiques ou physiques ou encore des difficultés à l’école.
En effet, est ressorti que chez les personnes ayant subies au moins deux évènements traumatiques plus jeune, la charge allostatique était plus élevée. (Charge allostatique = conséquences du stress sur l’organisme dû à un trop plein de cortisol au niveau du système cardiaque, neuroendocrinien, inflammatoire, métabolique).

Voici une liste non exhaustive des différents comportements de parents qui ont des répercussions sur les enfants qu’ils élèvent:

La surprotection

Lorsqu’un parent surprotège, il cherche surtout à éviter qu’il arrive quoi que ce soit à son enfant. Souvent, pour y parvenir cela passe par une grande restriction des libertés. Le parent contrôle alors tout dans le but de placer l’enfant dans une sorte de bulle. L’enfant peut alors développer une grande timidité, ne pas savoir prendre des initiatives et donc développer un grand besoin d’approbation. Un doute permanent plane alors chez l’enfant qui manque de confiance en soi et d’estime de soi.

La projection

La projection d’un parent sur son enfant c’est lorsqu’il veut que celui-ci réalise les rêves qu’il n’a jamais pu réaliser lui-même. On voit cela par exemple avec les mini miss. Aussi, combien d’enfants stars témoignent à l’âge adulte du fait que ce n’était pas leur choix et que ce sont leurs parents qui les ont “forcés” à devenir ce qu’elles sont devenus? Ce type de comportement empêche l’enfant d’exprimer sa personnalité. En effet, l’enfant se retrouve dans une position où il a l’impression que le seul moyen d’être aimé c’est d’être ce que son parent veut qu’il soit et non lui-même. À partir de là, il devient compliqué pour lui de s’aimer et de s’épanouir personnellement puisqu’il a l’impression que ce qu’il est n’est pas assez bien pour recevoir l’amour de son parent.

La dépression du ou des parent (s)

Malheureusement, la dépression du parent a elle aussi un impact sur l’enfant. Lorsque l’on est dépressif, on a tendance à se laisser aller, à n’avoir plus goût à rien et à agir en pilotage automatique. On se retrouve à délaisser ce qui nous entoure et par conséquent, on délaisse nos enfants. L’enfant ressent alors comme un véritable abandon alors que son parent est pourtant physiquement présent.
Avoir un parent dépressif augmente les risques de développer soi-même la dépression.

La comparaison

Comparer son enfant est néfaste pour son bon développement. La meilleure chose à faire est d’éviter toute forme de comparaison et de pousser l’enfant a devenir la meilleure version de lui-même!

Les disputes ou le divorce des parents

Lorsqu’un enfant grandi dans un environnement tendu dans lequel ses parents se disputent, cela devient une grande source de souffrance pour lui et si l’enfant est impliqué dans les problèmes d’adultes, il perd son innocence. Lorsque l’on a vécu des choses blessantes dans notre enfance, il se peut que l’on s’enferme dans une tourmente qui nous empêche d’avancer. On ressent alors un profond mal être, une peine parfois immense, une tristesse profonde et même de la résignation.

Comment guérir du passé?

Pour guérir, il est important de passer par la phase de libération émotionnelle. Il s’agit de mettre des mots sur ce que l’on ressent et sur ce que l’on a vécu en présence ou en s’adressant aux personnes qui étaient là quand tout s’est produit. Cela peut se faire via une discussion à coeur ouvert ou via une lettre dans laquelle on vide notre coeur de ses souffrances.

En effet, exprimer ce qui est en nous et donc extérioriser permet de se soulager.

Il existe aussi la thérapie, l’hypnose ou tout autre pratique qui permet de travailler sur ses blessures et de se libérer du poids de son passé. Il est nécessaire de mieux se comprendre pour aller de l’

avant.

Chloé Bloom

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): https://hello-bebe.fr/

Questions de compréhension.

1. Quels types de situations peuvent causer du stress chez un enfant?

2. Qu’est-ce que la charge allostatique et comment est-elle liée au stress?

3. Comment la surprotection des parents peut-elle affecter un enfant?

4. Qu’est-ce que la projection parentale et comment peut-elle nuire à l’enfant?

5. Quels sont les effets de la dépression parentale sur un enfant?

6. Pourquoi la comparaison est-elle néfaste pour le développement de l’enfant?

7. Quels sont les impacts des disputes ou du divorce des parents sur un enfant?

8. Quelles sont les étapes importantes pour guérir des traumatismes de l’enfance?

9. Quels sont les bénéfices de la thérapie ou de l’hypnose pour les personnes ayant vécu des traumatismes dans l’enfance?

PRENEZ LA PAROLE!

1. Y a-t-il une expérience de votre enfance qui a particulièrement influencé la personne que vous êtes aujourd’hui? Pouvez-vous la partager?

2. Comment pensez-vous que la surprotection parentale peut affecter la confiance en nous-mêmes ou notre capacité à prendre des initiatives?

3. Avez-vous ressenti une pression pour réaliser les rêves de vos parents plutôt que les vôtres?

4. Comment gérez-vous le stress ou les émotions négatives que vous avez pu ressentir à cause de conflits familiaux?

5. Y a-t-il des aspects de votre éducation que vous aimeriez reproduire ou éviter avec vos propres enfants? Pourquoi?

6. Comment vos parents ou tuteurs ont-ils influencé votre vision de vous-même et de vos capacités?

7. Avez-vous des souvenirs d’enfance qui vous apportent encore du réconfort ou de la joie aujourd’hui? Quels sont-ils?

8. Pensez-vous que l’environnement scolaire joue un rôle important dans le développement émotionnel des enfants? Pourquoi ou pourquoi pas?

9. Comment la société peut-elle mieux soutenir les enfants qui vivent des situations difficiles à la maison?

10. Pensez-vous que les enfants qui ont des responsabilités précoces (comme s’occuper de frères et sœurs) développent des compétences particulières à l’âge adulte? Si oui, lesquelles?

Exercices supplémentaires

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Traumatisme

2. Résilience

3. Surprotection

4. Projection

5. Négligence

Définitions :

a) Capacité à surmonter les épreuves et à rebondir

b) Comportement parental consistant à protéger excessivement un enfant

c) Événement stressant qui laisse une marque durable

d) Manque de soins ou d’attention envers un enfant

e) Parent qui impose ses propres rêves à son enfant

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Vrai ou faux? Justifiez votre réponse.

1. Les ACE (Adverse Childhood Experiences) sont des expériences positives vécues pendant l’enfance.

2. La charge allostatique est liée aux conséquences du stress chronique sur l’organisme.

3. La surprotection parentale aide l’enfant à devenir plus indépendant.

4. La projection parentale permet à l’enfant d’exprimer librement sa personnalité.

5. La libération émotionnelle consiste à exprimer ses émotions pour se libérer du passé.

Exercice 3 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

résilience — projection — charge allostatique — libération émotionnelle — négligence

1. L’accumulation de stress dans l’enfance augmente la _______.

2. Un parent qui veut que son enfant devienne médecin alors que l’enfant rêve d’être artiste fait de la _______.

3. La ________, c’est la capacité à rebondir après une épreuve.

4. Le manque de soins et d’attention s’appelle la ________.

5. Écrire une lettre pour exprimer sa colère et sa tristesse fait partie de la ________.

Exercice 4 — Classez ces comportements parentaux du plus nocif (1) au moins nocif (5) selon vous.

Négligence (absence de soins)

Surprotection (contrôle excessif)

Projection (imposer ses rêves)

Disputes fréquentes devant l’enfant

Comparaison avec d’autres enfants

Exercice 5 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Vous êtes psychologue. Un patient adulte vous raconte qu’il a été surprotégé pendant son enfance et qu’il n’ose jamais prendre de décisions seul. Rédigez votre réponse (160—180 mots) en lui donnant trois conseils pour gagner en autonomie.

Sujet B: Rédigez une lettre (160—180 mots) à un parent qui compare constamment son enfant à ses frères et sœurs ou à ses camarades. Expliquez-lui pourquoi cette comparaison peut être néfaste et proposez des alternatives.

Sujet C: Vous avez vécu une enfance difficile, mais vous avez réussi à surmonter ces épreuves. Rédigez un témoignage (160—180 mots) pour encourager d’autres personnes à ne pas perdre espoir.

Exercice 6 — Êtes-vous d’accord avec ces citations?

“Les traumatismes de l’enfance déterminent toute la vie adulte.”

“La surprotection est aussi dangereuse que la négligence.”

“On peut toujours guérir des blessures de l’enfance, quel que soit l’âge.”

“Les parents devraient suivre des cours avant d’avoir des enfants.”

“Parler de ses souffrances, c’est déjà commencer à guérir.”

Exercice 7 — Les ACE (Adverse Childhood Experiences) — Questionnaire personnel

Cochez les cases qui correspondent à votre enfance (ou à ce que vous imaginez).

Séparation ou divorce des parents ☐

Violence physique à la maison ☐

Violence psychologique (insultes, humiliation) ☐

Négligence (manque de nourriture, de soins, d’attention) ☐

Parent dépendant à l’alcool ou aux drogues ☐

Parent souffrant de dépression ou de maladie mentale ☐

Un proche incarcéré ☐

Question de réflexion: Plus vous avez coché de cases, plus vous êtes considéré (e) comme vulnérable selon les études. Mais rappelez-vous: la résilience existe. Parler à un professionnel peut aider.

Pour aller plus loin.

Neurosciences: vous devez absolument vous occuper de vos blessures d’enfance!

https://youtu.be/MXiR-Y0nrQM

1.3 La pression sociale: comment rester soi-même?

Comment comprenez-vous ces citations? Laquelle préférez-vous et pourquoi?

1. « On naît originaux, on meurt photocopies.” — Jean Cocteau

2. « Il faut avoir le courage de déplaire parfois, si l’on veut rester soi-même.” — Nelson Mandela

3. « La plus grande chose dans ce monde, c’est de savoir être à soi.” — Michel de Montaigne

4. « Quand tout le monde pense la même chose, c’est que personne ne pense beaucoup.” — Walter Lippmann

Le vocabulaire essentiel

Noms :

1. La pression sociale — Influence exercée par le groupe pour que chacun se conforme aux mêmes normes, comportements ou valeurs.

2. Le conformisme — Tendance à adopter les opinions et les comportements du groupe par peur d’être exclu.

3. L’authenticité — Qualité d’être vrai, sincère avec soi-même et avec les autres.

4. L’originalité — Caractère de ce qui est unique, différent des autres.

5. Le regard des autres — Façon dont on se sent jugé ou observé par son entourage.

6. L’exclusion — Fait d’être mis à l’écart du groupe, rejeté.

7. La norme sociale — Règle, souvent implicite, qui dit ce qui est « normal” de faire ou de penser.

8. Le jugement — Opinion négative que quelqu’un porte sur vous.

9. Le besoin d’appartenance — Désir profond d’être accepté dans un groupe.

10. La marginalité — Situation d’une personne qui vit en dehors des normes dominantes.

Verbes :

1. Se conformer — Agir comme tout le monde, suivre les règles sociales.

2. S’assumer — Accepter qui l’on est, y compris ses différences.

3. Se distinguer — Se faire remarquer par ses différences.

4. Se sentir jugé — Avoir l’impression que les autres critiquent ce qu’on fait.

5. Résister — Refuser de suivre ce que tout le monde fait.

Expressions :

1. « Être dans le moule” — Correspondre parfaitement à ce qui est attendu.

2. « Sortir du lot” — Se différencier des autres.

3. « Ne pas oser être soi-même” — Cacher sa personnalité par peur.

4. « Suivre la tendance” — Faire comme la majorité.

5. « Faire bande à part” — S’isoler volontairement du groupe.

Regardez la vidéo.

“Pression Sociale: Non, tu n’es pas OBLIGÉ de…”

https://youtu.be/pV0dR6mXi_E?si=NNao3L9JnuJCWzxI

ou

https://rutube.ru/video/private/69052348edb60b9021b7da931e70a25e/?p=GaG8TnLd_bCu6OHxPg9RpQ

Répondez aux questions.

1. Quels exemples de pression sociale sont donnés dans la vidéo?

2. Quels sont les effets négatifs de cette pression mentionnés?

3. Quels conseils ou solutions sont proposés pour y résister?

Lisez un article.

“Comment rester soi-même quand tout le monde pousse à être pareil?”

Le début de l’adolescence, un âge difficile

C’est bien connu, l’adolescence est une période où l’on a envie de ressembler aux autres. On porte les mêmes vêtements, on écoute la même musique, on utilise les mêmes mots. Pourquoi? Parce que le cerveau humain est programmé pour chercher à faire partie d’un groupe. Être exclu, c’est, pour notre esprit, un danger. Ce besoin d’appartenance est normal, mais il devient un problème quand il nous empêche d’être nous-mêmes.

Le coût du conformisme

Se conformer, c’est rassurant: on ne se fait pas remarquer, on ne risque pas les moqueries ou le rejet. Mais à quel prix? Des études montrent que les personnes qui cachent leurs vraies préférences, leurs opinions ou leur personnalité développent plus d’anxiété, de stress et même de dépression. On appelle cela « vivre en porte-à-faux”. On sent que l’on ne vit pas sa vraie vie.

Des stratégies pour rester authentique

Heureusement, il est possible de résister à la pression sociale sans devenir totalement marginal. Voici quelques conseils de psychologues :

1. Identifiez vos valeurs: Qu’est-ce qui compte vraiment pour vous? La générosité? La liberté? La créativité? Quand vous connaissez vos valeurs, vous savez ce que vous ne voulez pas trahir.

2. Trouvez votre tribu: Vous n’êtes pas obligé de ressembler à tout le monde. Cherchez des personnes qui partagent vos centres d’intérêt, même si elles sont peu nombreuses. Une petite communauté bienveillante vaut mieux qu’un grand groupe où vous vous sentez faux.

3. Acceptez le jugement: Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. C’est impossible. Apprenez à tolérer que certaines personnes ne vous aiment pas ou ne vous comprennent pas. Ce n’est pas votre problème.

4. Commencez petit: Osez exprimer une opinion différente sur un sujet mineur. Portez un vêtement qui vous plaît même s’il n’est « pas à la mode”. Petit à petit, vous gagnerez en confiance.

L“équilibre est possible

Être soi-même ne signifie pas tout refuser du groupe. On peut suivre certaines tendances (pourquoi pas?) et en refuser d’autres. L’important, c’est de faire des choix conscients: « Je fais ça parce que j’aime ça, pas parce que tout le monde le fait.”

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): Psychologies.com et Le Monde Campus

Questions de compréhension :

1. Pourquoi est-il normal de vouloir ressembler aux autres à l’adolescence?

2. Quels sont les risques de trop se conformer?

3. Quels sont les quatre conseils donnés par les psychologues?

4. Que signifie « vivre en porte-à-faux”? (devinez d’abord, puis vérifiez avec un dictionnaire)

PRENEZ LA PAROLE!

Questions de réflexion personnelle :

1. Avez-vous déjà changé quelque chose chez vous (style vestimentaire, façon de parler, centre d’intérêt) pour être accepté (e) par un groupe? Racontez.

2. Dans quel domaine ressentez-vous le plus de pression sociale: l’apparence physique? les études? les réseaux sociaux? les loisirs?

3. Connaissez-vous quelqu’un qui assume pleinement sa différence? Qu’admirez-vous chez cette personne?

Questions de discussion en groupe :

4. « Les réseaux sociaux augmentent la pression sociale.” Êtes-vous d’accord? Pourquoi ou pourquoi pas?

5. Peut-on être soi-même et en même temps vouloir plaire aux autres? Où est la limite?

6. À votre avis, qui exerce la pression la plus forte: les amis, la famille, l’école, ou la société en général?

7. Certaines différences sont-elles plus difficiles à assumer que d’autres (handicap, origine sociale, opinion politique)? Pourquoi?

8. « Le conformisme est plus fort chez les jeunes que chez les adultes.” Vrai ou faux selon vous?

9. Dans votre culture, est-ce valorisé d’être différent ou plutôt mal vu? Donnez un exemple.

10. Si vous deveniez parent, inciteriez-vous vos enfants à être conformistes pour leur éviter des souffrances, ou à être authentiques même si cela peut être difficile?

Lecture supplémentaire

“L’expérience de Asch: pourquoi suivons-nous le groupe?”

En 1951, un psychologue nommé Solomon Asch a réalisé une expérience célèbre. Il a réuni un groupe de personnes (des étudiants) et leur a montré des cartes avec des lignes de différentes longueurs. Il leur a demandé: « Quelle ligne est la plus longue?” La réponse était évidente.

Mais voici le piège: dans le groupe, toutes les personnes sauf une étaient des complices. Elles donnaient volontairement une mauvaise réponse. Que faisait la vraie personne? Dans plus d’un tiers des cas, elle donnait aussi la mauvaise réponse, par peur d’être le seul à penser différemment.

Cette expérience montre à quel point la pression sociale peut être forte. Même quand on sait que l’on a raison, on préfère parfois se taire pour ne pas être exclu.

Question: Pensez-vous que vous auriez donné la bonne réponse ou suivi le groupe? Pourquoi?

Exercices de pratique

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Conformisme

2. Authenticité

3. Exclusion

4. Pression sociale

5. Complexe

Définitions :

a) Capacité à être vrai avec soi-même

b) Peur ou gêne de se différencier

c) Tendance à suivre les autres

d) Fait d’être mis à l’écart

e) Influence du groupe sur les comportements

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

assumer — conformiste — regard — jugement — marginal

1. Il a changé de coiffure à cause du _______ des autres.

2. Elle n’ose pas _______ sa passion pour la danse classique devant ses amis.

3. Dans cette école, tout le monde s’habille pareil; c’est très ____.

4. Il a peur du _______ si on apprend qu’il n’aime pas les soirées.

5. Depuis qu’il a choisi cette voie originale, il se sent un peu ____.

Exercice 3 — Vrai ou faux? Justifiez votre réponse.

1. Le besoin d’appartenance à un groupe est un phénomène uniquement humain.

2. Être soi-même signifie qu’il faut toujours refuser ce que font les autres.

3. La pression sociale peut entraîner du stress et de l’anxiété.

4. Les adultes ne subissent jamais de pression sociale.

5. Il est impossible de résister à la pression du groupe.

Exercice 4 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Écrivez un texte (180—200 mots) dans lequel vous racontez une situation où vous avez choisi de ne pas suivre le groupe, ou au contraire où vous avez regretté de l’avoir suivi.

Sujet B: Vous êtes conseiller (ère) d’orientation dans un lycée. Un élève vous écrit qu’il se sent rejeté parce qu’il n’aime pas la musique que tout le monde écoute, ni les fêtes, ni les vêtements à la mode. Répondez-lui en lui donnant 3 conseils pour rester lui-même tout en trouvant sa place (180—200 mots).

2. Le monde autour de moi

2.1 Problèmes sociaux

Choisissez une citation et expliquez ce qu’elle veut dire. Pourquoi avez-vous choisi cette citation?

1. « La pauvreté n’est pas un accident. Comme l’esclavage et la ségrégation, elle est créée par l’homme et peut être éliminée par les actions des êtres humains.”, Nelson Mandela

2. « L’injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout.”, Martin Luther King Jr.

3. « Un enfant, un enseignant, un livre et un stylo peuvent changer le monde. L'éducation est la seule solution.”, Malala Yousafzai

4. « Si vous êtes neutre dans des situations d’injustice, vous avez choisi le côté de l’oppresseur.”, Desmond Tutu

5. « Où, après tout, commencent les droits de l’homme? Dans de petits lieux, près de chez vous, si proches et si petits que ne peuvent être vus sur aucune carte du monde.”, Eleanor Roosevelt

PRENEZ LA PAROLE!

1. Quels problèmes sociaux connaissez-vous?

2. Citez les problèmes sociaux dans votre pays. Sont-ils différents des problèmes mondiaux?

3. Comment pensez-vous que ces problèmes sociaux affectent la vie quotidienne des gens?

4. Quelles solutions pourraient être mises en place pour résoudre ces problèmes?

Lisez le texte.

Pauvreté

La pauvreté reste l’un des problèmes les plus pressants dans de nombreuses régions du monde. Des millions de personnes vivent avec moins d’un dollar par jour, ce qui limite leur accès à des besoins fondamentaux tels que la nourriture, l’eau potable, le logement et les soins de santé.

Inégalités économiques

Les différences de richesse entre les pays et au sein des sociétés continuent d’augmenter. Une petite partie de la population mondiale possède une grande partie des ressources, ce qui crée des tensions et des conflits sociaux.

Discrimination et inégalités sociales

Les discriminations basées sur la race, le genre, l’orientation sexuelle, la religion et d’autres facteurs continuent de créer des divisions au sein des sociétés. Cela peut se traduire par des inégalités d’accès à l’éducation, à l’emploi et à la justice.

Violence et conflits

Les guerres, les conflits armés et la violence domestique sont des problèmes majeurs qui affectent des millions de personnes. Ces situations entraînent des déplacements massifs de populations, des crises humanitaires et des violations des droits de l’homme.

Santé publique

L’accès inégal aux soins de santé, la propagation de maladies infectieuses et les crises de santé mentale sont des préoccupations croissantes. Les systèmes de santé sont souvent surchargés et sous-financés, ce qui limite leur capacité à répondre aux besoins de la population.

Éducation

L’accès à une éducation de qualité est un droit fondamental, mais des millions d’enfants dans le monde n’ont pas la possibilité d’aller à l’école. Cela perpétue le cycle de la pauvreté et limite les opportunités futures.

Environnement et changement climatique

Les problèmes environnementaux, tels que la pollution, la déforestation et le changement climatique, ont des répercussions sociales importantes. Les communautés vulnérables sont souvent les plus touchées par les catastrophes naturelles et les pénuries de ressources.

Migration et réfugiés

Les cnflits, la pauvreté et les changements climatiques poussent de nombreuses personnes à fuir leur pays d’origine. Les migrants et les réfugiés font face à des défis considérables, notamment la discrimination, l’exploitation et l’accès limité aux services.
Il existe de nombreux autres problèmes sociaux qui méritent d’être mentionnés. 

— Criminalité et sécurité 
— Droits des femmes 
— Problèmes de santé mentale 
— Addictions 
— Exploitation des travailleurs 
— Accès à l’eau potable et à l’assainissement 
— Isolement social 
— Crise des réfugiés climatiques

PRENEZ LA PAROLE!

1. Comment les médias influencent-ils notre perception des problèmes sociaux?

2. Pensez-vous que les réseaux sociaux peuvent être un outil efficace pour sensibiliser aux problèmes sociaux? Pourquoi ou pourquoi pas?

3. Quel impact la pandémie de COVID-19 a-t-elle eu sur les inégalités sociales dans votre pays?

4. Comment l’éducation peut-elle contribuer à résoudre des problèmes sociaux comme la pauvreté ou la discrimination?

5. Quels sont les stéréotypes courants associés aux problèmes sociaux, et comment peuvent-ils être déconstruits?

6. Comment les politiques gouvernementales peuvent-elles aider à résoudre les problèmes sociaux? Y a-t-il des exemples de succès?

7. Quel rôle jouent les ONG et les associations dans la lutte contre les problèmes sociaux?

8. Pensez-vous que l’art et la culture peuvent être des moyens puissants pour aborder des problèmes sociaux? Si oui, comment?

9. Quels changements aimeriez-vous voir dans votre société pour améliorer la situation des personnes touchées par des problèmes sociaux?

Exercices supplémentaires

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Pauvreté

2. Inégalité économique

3. Discrimination

4. Migration

5. ONG

Définitions :

a) Différence de richesse entre les pays ou au sein d’une société

b) Manque d’accès aux besoins fondamentaux (nourriture, logement, soins)

c) Traitement injuste basé sur la race, le genre, la religion, etc.

d) Déplacement de personnes fuyant leur pays d’origine

e) Organisation indépendante qui travaille pour des causes humanitaires

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Vrai ou faux? Justifiez votre réponse.

1. La pauvreté touche uniquement les pays en développement.

2. L’accès à l’éducation de qualité peut aider à briser le cycle de la pauvreté.

3. Les changements climatiques n’ont aucun impact sur les problèmes sociaux.

4. Les ONG sont des organisations gouvernementales.

5. La discrimination peut limiter l’accès à l’emploi et à la justice.

Exercice 3 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

pauvreté — inégalités — réfugiés — santé publique — ONG

1. Les _______ économiques creusent l’écart entre les plus riches et les plus pauvres.

2. L’accès limité aux soins est un problème de ________.

3. Les conflits armés produisent des millions de ________ qui fuient leur pays.

4. La ________ empêche des millions de personnes d’accéder à la nourriture et au logement.

5. Les ________ jouent un rôle essentiel dans l’aide humanitaire.

Exercice 4 — Classez ces problèmes sociaux du plus urgent (1) au moins urgent (5) selon vous.

Pauvreté

Discriminations

Changement climatique

Accès à l’eau potable

Violence domestique

Exercice 5 — Reliez chaque problème à une solution possible.

Problèmes :

1. Pauvreté

2. Discrimination

3. Accès limité aux soins

4. Changement climatique

5. Violence domestique

Solutions possibles :

a) Lutter contre les préjugés et les stéréotypes

b) Aide alimentaire, accès au logement, éducation

c) Réduction des émissions de CO₂

d) Hôpitaux mobiles, médecins sans frontières

e) Lignes d’écoute, refuges pour victimes

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 6 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Vous êtes bénévole dans une association qui lutte contre l’exclusion. Rédigez un texte (160—180 mots) pour expliquer pourquoi vous vous engagez et ce que vous faites concrètement.

Sujet B: Imaginez que vous êtes journaliste. Écrivez un article (160—180 mots) sur un problème social dans votre ville ou votre pays. Proposez deux solutions possibles.

Sujet C: Vous devez convaincre votre école d’organiser une collecte de fonds pour une ONG. Rédigez un discours (160—180 mots) pour motiver les élèves.

Exercice 7 — Êtes-vous d’accord avec ces citations?

“La pauvreté est un accident, pas une fatalité.”

“Les problèmes sociaux sont la responsabilité du gouvernement, pas des citoyens.”

“L'éducation est la meilleure arme contre la pauvreté.”

“Les pays riches devraient accueillir plus de réfugiés.”

“Une petite action individuelle ne change rien aux grands problèmes sociaux.”

Exercice 8 — Les objectifs de développement durable (culture générale)

Voici quelques objectifs fixés par l’ONU pour 2030. Associez chaque objectif à un problème social mentionné dans l’article.

Objectifs de l’ONU :

1. Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes

2. Garantir l’accès à une éducation de qualité

3. Atteindre l’égalité entre les sexes

4. Garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement

5. Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques

Problèmes sociaux possibles:

Pauvreté

___________________________________

___________________________________

___________________________________

___________________________________

2.2 La culture “Tout, tout de suite”

— Comment définiriez-vous la “culture de tout, tout de suite”? Est-ce une tendance positive ou négative selon vous?

— Pensez-vous que cette culture est le résultat de l’évolution technologique ou d’un changement dans les attentes des consommateurs?

— Avez-vous remarqué des habitudes que vous avez développées à cause de cette culture (par exemple, consulter constamment votre téléphone ou attendre des réponses immédiates)? Trouvez-vous difficile de déconnecter ou de prendre du temps pour vous sans être constamment “connecté (e)”?

Vocabulaire essentiel

Noms :

1. La culture de l’immédiateté — Ensemble des comportements et des attentes qui privilégient la satisfaction instantanée des désirs.

2. L’impatience (f.) — État d’esprit caractérisé par une difficulté à attendre ou à tolérer le délai.

3. Le consumérisme — Philosophie ou comportement qui valorise la consommation rapide et excessive de biens et de services.

4. Une pathologie moderne — Ensemble de troubles ou de comportements qui émergent ou se développent dans le contexte de la société contemporaine, souvent en raison des changements sociaux, technologiques et culturels.

5. Un perfectionnisme infantile — Tendance chez les enfants ou les adolescents à rechercher une performance parfaite et à craindre l’échec, souvent en raison d’attentes élevées de la part de leurs parents ou de leur environnement.

6. Un manque existentiel — Sentiment de vide ou d’insatisfaction profonde lié à l’absence de sens, de but ou de direction dans la vie.

7. Le divertissement — Activités ou contenus qui procurent du plaisir et qui sont souvent consommés rapidement.

8. Le besoin — Désir pressant de satisfaire une envie ou une nécessité, souvent lié à la consommation rapide.

9. La satisfaction — État de contentement résultant de la réalisation d’un désir ou d’un besoin.

10. Le rythme de vie — Mode de vie caractérisé par la rapidité et l’urgence, souvent influencé par la culture moderne.

Verbes :

1. Consommer — Utiliser ou acheter des biens et des services.

2. Accéder — Obtenir rapidement des informations ou des services grâce à la technologie.

3. Satisfaire — Répondre à un besoin ou un désir, souvent de manière instantanée.

4. Se précipiter — Agir rapidement, souvent sans réfléchir, en raison de l’impatience.

5. Subir — Être affecté par quelque chose, comme le stress ou la pression de la culture moderne.

Expressions :

1. Tout, tout de suite — Expression qui résume le désir de satisfaction immédiate et instantanée.

2. Vivre à 100 à l’heure — Expression qui décrit un mode de vie rapide et frénétique.

3. Ne pas avoir de patience — Manque de tolérance pour l’attente ou les délais.

4. Chercher la gratification instantanée — Désirer une satisfaction immédiate sans attendre.

5. Être connecté en permanence — Être toujours en ligne ou accessible grâce à la technologie.

6. Consommer à outrance — Acheter ou utiliser des biens et services de manière excessive et rapide.

7. Être dans l’urgence — Se sentir pressé ou contraint par le temps, souvent en raison des attentes modernes.

8. Se sentir stressé — Éprouver une tension ou une pression, souvent liée à la culture de l’immédiateté.

Lisez un article.

Je veux tout, tout de suite!

De nos jours, de nombreuses personnes ne supportent pas d’attendre et souhaitent satisfaire leurs désirs immédiatement. Cette impatience peut les amener à chercher des alternatives, que ce soit un interlocuteur plus compétent ou un partenaire plus attentionné. Selon le psychologue Didier Pleux, cette quête de plaisir immédiat est devenue une pathologie moderne, entraînant frustration et insatisfaction.

Derrière cette impatience se cache souvent une intolérance à la durée et à l’approximation, souvent liée à un perfectionnisme infantile. Des parents qui satisfont systématiquement les désirs de leurs enfants peuvent créer des adultes qui s’attendent à ce que le monde obéisse à leurs souhaits. Lorsque ces adultes rencontrent des obstacles, cela peut provoquer un choc.

Pour d’autres, cette exigence de tout avoir tout de suite est une manière de combler un manque existentiel. Ils cherchent à prouver leur valeur par leurs possessions et réalisations, mais cette quête peut mener à un sentiment de vide.

L’impatience et l’exigence révèlent également un manque de confiance en soi et en la vie. Comme le dit François Roustang, il est important de comprendre que les choses arrivent à leur propre rythme et qu’il est essentiel d’apprendre à attendre.

Les thérapeutes conseillent de réapprendre à respirer et à prendre le temps de digérer les échecs avant de se précipiter vers de nouveaux désirs. Ils encouragent également à observer ses émotions lorsque l’attente devient insupportable, afin de mieux comprendre ses réactions et d’apprendre la patience.

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): https://www.psychologies.com

Lisez un article.

La révolution numérique transforme nos modes de vie, notamment à travers l’assistance technologique comme les assistants vocaux et les applications de navigation, qui réduisent notre besoin d’effort intellectuel. Cette assistance permanente nous rend dépendants et nous transforme en consommateurs passifs, renforçant des monopoles puissants.

Le “business de la flemme” émerge avec des services de livraison rapide, répondant à la demande d’immédiateté des jeunes urbains, qui cherchent à concilier commodité et valeurs de durabilité. Tout est fait aujourd’hui pour qu’on ne fasse plus aucun effort. Cependant, cette tendance entraîne des conséquences préoccupantes, comme la perte de contact avec la réalité et une dépendance accrue à la technologie.

Cette tendance actuelle ne sera pas sans conséquences. Il faut apprendre à résister et à refuser certaines facilités qui sont autant de chaines à nos pieds. Refuser la facilité et rester conscient au regard de ce que cela engage pour la planète.

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): https://dubasque.org/

PRENEZ LA PAROLE!

1. En quoi la “culture de tout, tout de suite” influence-t-elle nos comportements au quotidien (travail, loisirs, relations sociales)?
Observez-vous une différence générationnelle dans l’adoption de cette culture? Les jeunes sont-ils plus enclins à l’accepter que les personnes plus âgées?

2. Comment cette culture affecte-t-elle vos relations avec vos proches? Par exemple, attendez-vous des réponses immédiates de leur part? Avez-vous déjà eu l’impression que cette recherche de rapidité nuisait à la qualité de vos interactions?

3. Quel rôle jouent les technologies comme les smartphones, les réseaux sociaux et les services de livraison instantanée dans cette culture? Pensez-vous que cette dépendance à l’instantanéité peut nuire à notre capacité à patienter ou à réfléchir de manière approfondie?

4. Dans votre travail ou vos études, ressentez-vous une pression pour obtenir des résultats rapides plutôt que de prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses? Comment gérez-vous cette tension entre rapidité et qualité dans vos projets?

5. Quels sont les effets de cette culture sur notre santé mentale (stress, anxiété, satisfaction)? Comment cette recherche de rapidité affecte-t-elle nos relations interpersonnelles et notre capacité à communiquer?

6. Pensez-vous que cette culture a affecté votre capacité à être patient (e) ou à réfléchir de manière approfondie avant d’agir? Avez-vous des stratégies pour ralentir et prendre du recul dans un monde qui va si vite?

7. Comment les entreprises s’adaptent-elles à cette demande d’immédiateté? Quels sont les avantages et les inconvénients pour elles? Pensez-vous que cette culture encourage une surconsommation ou une utilisation excessive des ressources?

8. Avez-vous déjà cédé à l’envie d’acheter quelque chose immédiatement grâce à des services comme la livraison express? Comment vous sentiez-vous après?

9. Comment cette culture influence-t-elle l’éducation et l’apprentissage? Les étudiants recherchent-ils des résultats rapides plutôt qu’une compréhension approfondie?
Faut-il adapter les méthodes pédagogiques pour répondre à cette tendance?

Exercices supplémentaires

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Immédiateté

2. Impatience

3. Consumérisme

4. Manque existentiel

5. Gratification instantanée

Définitions :

a) État d’esprit caractérisé par une difficulté à attendre

b) Fait de vouloir tout obtenir sans délai

c) Sentiment de vide lié à l’absence de sens dans la vie

d) Philosophie qui valorise la consommation rapide et excessive

e) Satisfaction obtenue sans attendre

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Vrai ou faux? Justifiez votre réponse.

1. La culture de l’immédiateté encourage la patience et la réflexion.

2. Selon le psychologue Didier Pleux, vouloir tout, tout de suite peut devenir une pathologie moderne.

3. Les services de livraison express font partie du « business de la flemme”. L’impatience est toujours un signe de bonne santé mentale.

4. Les thérapeutes conseillent d’observer ses émotions quand l’attente devient insupportable.

Exercice 3 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

immédiateté — impatience — perfectionnisme infantile — manque existentiel — gratification

1. La culture de l’_______ nous pousse à vouloir tout, tout de suite.

2. Un ______ se manifeste par un sentiment de vide intérieur.

3. Les enfants dont les parents satisfont tous leurs désirs peuvent développer un ________.

4. L”_______ est l’incapacité à tolérer le délai.

5. Chercher la _______ instantanée, c’est vouloir être récompensé sans attendre.

Exercice 4 — Réécrivez ces phrases « tout, tout de suite” en version « patience et réflexion”.

“Je veux que tu me répondes maintenant!”

“Je n’attends plus, je commande en livraison express.”

“Si ça ne marche pas du premier coup, j’abandonne.”

“Pourquoi ça prend autant de temps?”

“Je veux réussir tout de suite.”

Exemple: « Je veux que tu me répondes maintenant!” → « Je peux attendre ta réponse, prends ton temps.”

Exercice 6 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Vous êtes psychologue. Un patient vous dit: « Je ne supporte plus d’attendre. Quand quelque chose ne vient pas immédiatement, je m’énerve et j’abandonne.” Rédigez votre réponse (120—150 mots) en lui donnant deux conseils concrets.

Sujet B: Racontez une situation où vous avez dû attendre longtemps (colis, résultat d’examen, réponse à un message). Comment avez-vous vécu cette attente? Avez-vous réussi à être patient (e) ou avez-vous été frustré (e)? (120—150 mots)

Sujet C: Rédigez un petit texte (120—150 mots) intitulé « Pourquoi j’ai décidé de ralentir”. Donnez trois exemples concrets de changements que vous pourriez faire dans votre vie quotidienne pour lutter contre la culture de l’immédiateté.

Exercice 7 — Êtes-vous d’accord avec ces citations?

“La livraison express, c’est un progrès, pas un problème.”

“Attendre, c’est une perte de temps.”

“Les jeunes sont plus impatients que les générations précédentes.”

“On devrait supprimer les abonnements sans publicité pour réapprendre à patienter.”

“La culture du ‘tout, tout de suite’ nous rend plus stressés.”

2.3. L’impact des influenceurs sur les jeunes

Comment comprenez-vous ces citations? Laquelle préférez-vous et pourquoi?

1. « Un influenceur, c’est quelqu’un qui influence vos choix. Un bon influenceur, c’est quelqu’un qui vous encourage à réfléchir par vous-même.” — Anonyme

2. « Les enfants ne sont plus influencés par leurs parents, mais par des inconnus sur les réseaux sociaux.” — Psychologue pour adolescents

3. « Le problème des influenceurs, ce n’est pas qu’ils existent. C’est qu’ils ressemblent à des amis, alors que ce sont des marques.” — Témoignage d’un expert

4. « Un influenceur responsable ne vend pas un produit. Il partage une passion.” — Créateur de contenu

Le vocabulaire essentiel

Noms :

1. Un influenceur / une influenceuse — Personne qui utilise sa notoriété sur les réseaux sociaux pour promouvoir des produits, des idées ou des comportements.

2. Un abonné / une abonnée — Personne qui suit volontairement le contenu d’un influenceur.

3. Une sponsorisation — Contrat par lequel une marque paie un influenceur pour parler de ses produits.

4. La publicité déguisée — Promotion d’un produit sans dire clairement qu’il s’agit d’une publicité.

5. L’image corporelle — Façon dont une personne perçoit et juge son propre corps.

6. La comparaison sociale — Tendance à se comparer aux autres, surtout à ceux qui semblent plus beaux ou plus heureux.

7. L’authenticité — Qualité de ce qui est vrai, sincère, sans artifice.

8. La pression à la consommation — Sentiment qu’il faut acheter certains produits pour être heureux ou accepté.

9. Le harcèlement virtuel — Attaques ou moqueries répétées sur Internet.

10. La confiance en soi — Sentiment de sécurité et de certitude dans ses propres capacités.

Verbes :

1. Influencer — Avoir un effet sur les choix ou le comportement de quelqu’un.

2. Promouvoir — Faire la publicité de quelque chose.

3. Suivre (un compte) — S’abonner aux publications de quelqu’un.

4. Se comparer — Regarder les différences entre soi et les autres.

5. Déconstruire — Démontrer qu’une idée reçue est fausse.

Expressions :

1. « Avoir du pouvoir sur quelqu’un” — Pouvoir changer ses opinions ou ses actes.

2. « Vivre à travers les autres” — S’intéresser tellement à la vie des influenceurs qu’on oublie la sienne.

3. « Révéler les coulisses” — Montrer ce qui se cache derrière une image parfaite.

4. « Être sous influence” — Subir l’effet de quelqu’un sans s’en rendre compte.

Regardez la vidéo.

https://youtu.be/YQfHs7W1cLo

ou

https://rutube.ru/video/private/6c55eb8e4be6ee3054a4f7813d20be1b/?p=rGUhMHI23ArrvgDw0Pq0yg

Résumé de la vidéo:

Ce reportage interroge des adolescents, des parents et des psychologues sur l’impact des influenceurs. Les adolescents racontent comment ils suivent des influenceurs comme des « amis virtuels” et imitent leurs vêtements, leur maquillage, leur façon de parler. Un psychologue explique que le cerveau des jeunes est particulièrement vulnérable à ces influences car il cherche à se construire en imitant les autres. Le reportage montre aussi des publicités déguisées (un influenceur qui fait la promotion d’une crème sans dire que c’est payé).

Répondez aux questions :

1. Pourquoi les adolescents considèrent-ils parfois les influenceurs comme des « amis”?

2. Selon le psychologue, pourquoi les jeunes sont-ils particulièrement vulnérables aux influenceurs?

3. Qu’est-ce qu’une « publicité déguisée”? Donnez un exemple.

4. Quels sont les trois conseils donnés à la fin du reportage?

5. À votre avis, ce reportage est-il alarmiste ou réaliste? Justifiez.

Lisez un article.

“Influenceurs: idoles ou dangers pour les ados?”

Un nouveau type de célébrité

Les influenceurs sont partout. Sur les réseaux sociaux, plateformes de vidéos en ligne, ils sont des millions à partager leur vie, leurs conseils beauté, leurs voyages ou leurs opinions. Pour les adolescents, ils sont souvent plus proches et plus accessibles que les stars traditionnelles. On peut leur envoyer un message, ils répondent parfois. On a l’impression de les connaître vraiment. Cette proximité est à la fois la force et le danger des influenceurs.

Des impacts positifs

Tous les influenceurs ne sont pas mauvais. Certains partagent des conseils utiles (sport, études, organisation). D’autres défendent des causes importantes (environnement, droits des femmes, santé mentale). Quelques-uns osent montrer leur vrai visage, sans filtre, et parlent de leurs échecs. Ces influenceurs-là peuvent être des modèles positifs: ils montrent qu’on peut réussir tout en restant soi-même.

Des risques réels

Mais il y a aussi des côtés sombres. D’abord, la publicité déguisée: beaucoup d’influenceurs font la promotion de produits sans le dire clairement. Les jeunes achètent alors des crèmes, des vêtements ou des compléments alimentaires qui ne servent à rien ou qui sont même dangereux. Ensuite, la comparaison sociale: les influenceurs montrent leur meilleure vie (voyages, belles photos, corps parfaits). Les adolescents comparent leur vie ordinaire à ce rêve et se sentent moins bien. Enfin, certains influenceurs donnent de mauvais conseils (régimes extrêmes, comportements risqués).

Que faire?

Les experts recommandent aux parents de ne pas interdire les influenceurs, mais d’accompagner. Regarder les vidéos ensemble, poser des questions (” Est-ce que cette photo est réaliste?”, « Pourquoi veut-il te vendre ce produit?”). Et surtout, aider les ados à suivre des influenceurs variés, y compris ceux qui montrent les coulisses et les défauts.

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): 20 Minutes (2024), France Info (2025), Psychologies Magazine

Questions de compréhension :

1. Selon l’article, pourquoi les influenceurs sont-ils plus proches des jeunes que les stars traditionnelles?

2. Citez deux impacts positifs des influenceurs mentionnés dans l’article.

3. Quels sont les trois risques principaux évoqués?

4. Que conseillent les experts aux parents?

5. Trouvez-vous les conseils des experts réalistes? Pourquoi?

Lisez ce témoignage.

Je suis influenceur voyage et je fais attention à ce que je publie” — Témoignage de Théo, 24 ans, 150 000 abonnés sur un réseau social de partage de photos

J’ai commencé mon compte il y a trois ans, juste pour partager mes photos de randonnée. Petit à petit, j’ai gagné des abonnés. Aujourd’hui, je vis de mes publications. Mais j’ai fixé des règles pour moi-même. D’abord, je n’accepte pas toutes les marques. Je refuse les produits que je n’utilise pas vraiment. Ensuite, je montre aussi mes échecs: un voyage annulé, une météo horrible, une photo ratée. Mes abonnés me disent que ça leur fait du bien de voir la réalité. Je dis toujours clairement quand une publication est sponsorisée. Mon conseil aux jeunes: suivez des influenceurs, mais pas seulement ceux qui montrent une vie parfaite. Cherchez aussi ceux qui osent dire ‘là, j’ai triché sur la photo’ ou ‘ce produit, je ne l’ai utilisé qu’une fois’.”

Questions sur le témoignage :

1. Quelles sont les trois règles que Théo s’est fixées?

2. Pourquoi montre-t-il aussi ses échecs?

3. Quel conseil donne-t-il aux jeunes?

4. Pensez-vous que la plupart des influenceurs sont comme Théo ou plutôt différents? Pourquoi?

PRENEZ LA PAROLE!

Questions de réflexion personnelle :

1. Suivez-vous des influenceurs? Si oui, combien environ et sur quelles plateformes?

2. Avez-vous déjà acheté un produit parce qu’un influenceur le recommandait? Étiez-vous satisfait (e)?

3. Pensez-vous que les influenceurs vous rendent plus heureux (se) ou plus triste? Pourquoi?

Questions de discussion en groupe :

4. « Les influenceurs sont plus dangereux pour les filles que pour les garçons.” Êtes-vous d’accord?

5. Un influenceur de 15 ans qui gagne beaucoup d’argent: est-ce un problème?

6. Faut-il une loi pour obliger les influenceurs à dire clairement « publicité” sur chaque publication sponsorisée?

7. Les parents devraient-ils contrôler quels influenceurs suivent leurs enfants?

8. Que feriez-vous si un proche commençait à imiter dangereusement un influenceur (régime extrême, dépenses excessives)?

9. « Un influenceur ne peut pas être à la fois authentique et sponsorisé.” Vrai ou faux selon vous?

10. Si vous deveniez influenceur, quelles règles vous fixeriez-vous?

Lecture supplémentaire

“Le métier d’influenceur: rêve ou réalité?”

Derrière les belles photos, le métier d’influenceur est souvent moins glamour qu’il n’y paraît. Selon une enquête récente, la majorité des influenceurs gagnent moins de 1000 euros par mois. Beaucoup travaillent 50 à 60 heures par semaine pour créer du contenu, répondre aux messages et négocier avec les marques. La pression est énorme: il faut toujours plaire, innover, publier. Un influenceur sur trois déclare souffrir d’anxiété ou de burn-out. Certains racontent qu’ils se sentent obligés de poster même en vacances ou quand ils sont malades, par peur de perdre leurs abonnés. Le métier d’influenceur n’est donc pas un long fleuve tranquille.

Question :

Ce témoignage change-t-il votre vision du métier d’influenceur? Pourquoi?

Exercices de pratique

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Influenceur

2. Publicité déguisée

3. Comparaison sociale

4. Authenticité

5. Révéler les coulisses

Définitions :

a) Promouvoir un produit sans dire que c’est payé

b) Personne suivie par beaucoup d’abonnés

c) Montrer la réalité derrière une image parfaite

d) Se mesurer aux autres et se sentir moins bien

e) Qualité de ce qui est vrai et sincère

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Vrai ou faux? Justifiez.

1. Tous les influenceurs font de la publicité déguisée.

2. Les influenceurs peuvent avoir un impact positif sur les jeunes.

3. Les adolescents ne comparent jamais leur vie à celle des influenceurs.

4. Il est facile de devenir influenceur et de gagner beaucoup d’argent.

5. Les parents devraient interdire tout suivi d’influenceurs.

Exercice 3 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

influenceurs — sponsorisation — image corporelle — publicité déguisée — confiance en soi

1. Les ________ peuvent changer la façon dont les jeunes se voient.

2. Une ________, c’est quand une marque paie un influenceur.

3. Regarder trop de photos retouchées peut nuire à son ________.

4. La ________ est interdite par la loi, mais difficile à contrôler.

5. Un bon influenceur peut aider à renforcer la ________ des jeunes.

Exercice 4 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Vous êtes parent d’une adolescente de 14 ans qui passe des heures à regarder des influenceuses beauté et qui veut absolument acheter leurs produits. Écrivez-lui une lettre (180—200 mots) pour lui exprimer votre inquiétude sans la juger.

Sujet B: Vous êtes influenceur avec 50 000 abonnés. Une marque de fast-food vous propose 5000 euros pour une publication. Vous n’aimez pas cette marque, mais l’argent vous aiderait à financer un projet. Écrivez votre réponse (180—200 mots) en expliquant votre décision.

Sujet C: Rédigez un post VK éducatif (180—200 mots) destiné à des adolescents, pour leur donner 3 conseils afin de ne pas subir l’influence négative des influenceurs.

2.4 Les jeux vidéo: divertissement ou addiction?

Comment comprenez-vous ces citations? Laquelle préférez-vous et pourquoi?

1. « Le jeu n’est pas un problème, c’est l’excès qui l’est.” — Proverbe moderne

2. « Les jeux vidéo ne rendent pas violent. Une mauvaise éducation, si.” — Témoignage de développeur de jeux

3. « Derrière chaque jeu vidéo, il y a des heures de travail et une intention: le plaisir, pas la destruction.” — Créateur de jeux indépendants

4. « L’addiction aux jeux vidéo, c’est quand le jeu devient plus important que le reste de ta vie.” — Psychologue spécialiste des addictions

5. « Un jeu vidéo, c’est comme un gâteau. C’est bon, mais on n’en mange pas trois par jour.” — Animateur de prévention numérique

Le vocabulaire essentiel

Noms :

1. Un jeu vidéo — Jeu électronique qui se pratique sur écran (console, ordinateur, téléphone).

2. L’addiction (f) — Dépendance, besoin irrépressible de faire quelque chose malgré les conséquences négatives.

3. Un joueur / une joueuse — Personne qui pratique régulièrement les jeux vidéo.

4. Le temps d’écran — Durée passée devant un écran (ordinateur, téléphone, télévision).

5. La modération — Fait de consommer ou de pratiquer quelque chose sans excès.

6. Le divertissement — Activité qui amuse, qui détend, qui permet de s’évader.

7. La compétition — Situation où l’on cherche à être meilleur que les autres, à gagner.

8. L’isolement (m) — Fait de rester seul, de s’éloigner des autres.

9. La dopamine — Hormone du plaisir, libérée par le cerveau quand on fait quelque chose d’agréable.

10. L’e-sport (m) — Compétition professionnelle de jeux vidéo organisée.

Verbes :

1. Jouer — Participer à un jeu.

2. Décrocher — Arrêter progressivement, se détacher de quelque chose.

3. Déconnecter — Arrêter d’utiliser ses appareils électroniques.

4. Varier — Faire différentes activités, ne pas se limiter à une seule.

5. Contrôler — Maîtriser son comportement, ne pas dépasser les limites.

Expressions :

1. « Perdre le contrôle” — Ne plus arriver à s’arrêter, être dépassé.

2. « Passer à côté de sa vie” — Manquer des moments importants à cause d’une activité excessive.

3. « Jouer avec modération” — Jouer sans excès, raisonnablement.

4. « Avoir besoin d’une pause” — Nécessité de s’arrêter momentanément.

5. « Varier les plaisirs” — Faire différentes activités au lieu d’une seule.

Regardez la vidéo.

https://youtu.be/0ldyCxRmdRw

ou

https://rutube.ru/video/private/2050d518e6f8df19eba8e48d36cece7f/?p=yeQ0GkDjvU_CqN4vtJB8PQ

Source: Actu des Ados (chaîne éducative francophone)

Résumé de la vidéo :

Cette vidéo de la chaîne « Actu des Ados” aborde la question centrale: les jeux vidéo sont-ils un simple divertissement ou peuvent-ils devenir une véritable addiction? Elle présente d’abord des témoignages de jeunes: certains jouent quelques heures par semaine sans que cela pose problème, d’autres expliquent comment ils ont perdu le contrôle.

La vidéo explique ce qu’est une addiction: on reconnaît un joueur addict quand il perd la notion du temps, quand il néglige ses études ou ses relations, quand il ressent un besoin irrépressible de jouer. Un psychologue intervient pour donner des repères: jouer 1 à 2 heures par jour n’est pas inquiétant, mais jouer 6 à 8 heures en oubliant de manger ou de dormir devient problématique.

La vidéo donne ensuite des conseils pratiques pour éviter l’addiction: limiter son temps de jeu, utiliser un minuteur, varier les activités (sport, sorties, lecture), et surtout parler à ses parents ou à un professionnel si on sent que ça va trop loin. Le message final est équilibré: les jeux vidéo ne sont pas mauvais en soi — ils permettent de se détendre, de développer des réflexes et même de travailler en équipe — mais tout dépend de l’usage qu’on en fait.

Répondez aux questions :

1. Quelle est la différence entre un joueur occasionnel et un joueur addict?

2. Quels sont les signes d’une addiction aux jeux vidéo mentionnés dans la vidéo?

3. Combien d’heures par jour est considéré comme « pas inquiétant”? À partir de combien d’heures cela devient problématique?

4. Quels sont les conseils donnés pour éviter l’addiction? (Citez au moins trois.)

5. La vidéo dit-elle qu’il faut arrêter complètement les jeux vidéo? Pourquoi?

6. Quels sont les aspects positifs des jeux vidéo mentionnés dans la vidéo?

7. Pensez-vous que cette vidéo est trop alarmiste ou trop gentille avec les jeux vidéo? Justifiez votre réponse.

Lisez un article.

“Jeux vidéo: passion ou prison? Ce qu’il faut savoir”

Un loisir universel Aujourd’hui, plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde jouent aux jeux vidéo. En France, 73% des adolescents y jouent régulièrement. Pour la plupart, c’est un loisir comme un autre: on joue une heure ou deux, on s’arrête, on fait autre chose. Les jeux vidéo permettent de se détendre, de retrouver des amis en ligne, de développer sa logique et sa rapidité.

Quand ça devient un problème Mais pour une petite partie des joueurs (environ 3 à 4%), le jeu devient une obsession. En 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement reconnu le « trouble du jeu vidéo” comme une maladie. Les critères sont précis: la personne perd le contrôle sur son temps de jeu; le jeu devient plus important que sa famille, ses amis, ses études; elle continue à jouer même quand elle constate des conséquences négatives (mauvaises notes, disputes, fatigue). Pour poser ce diagnostic, les problèmes doivent durer au moins un an.

Pourquoi certains deviennent accros? Les jeux vidéo sont conçus pour être captivants. Ils libèrent de la dopamine, l’hormone du plaisir, à chaque victoire ou récompense. Les mécanismes (niveaux, trophées, récompenses aléatoires) sont étudiés pour que le joueur ait envie de continuer. Certaines personnes sont plus vulnérables: celles qui souffrent d’anxiété, d’isolement, ou qui manquent de confiance en elles. Pour elles, le jeu devient un refuge.

Les bons réflexes

Comment faire pour que le jeu reste un jeu? Les experts conseillent plusieurs choses: définir un temps de jeu maximum par jour (1 à 2 heures), utiliser un minuteur, ne pas jouer avant les devoirs ou le coucher, varier les activités (sport, sorties), et surtout, ne pas remplacer les relations réelles par des relations virtuelles. Si le jeu devient une source de conflit ou de souffrance, il ne faut pas hésiter à en parler à un médecin ou à un psychologue.

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): OMS (2018), Santé Publique France (2024), 20 Minutes (2025)

Questions de compréhension :

1. Selon l’article, combien de personnes jouent aux jeux vidéo dans le monde?

2. Quel pourcentage de joueurs développent un trouble du jeu vidéo?

3. Qu’a fait l’Organisation mondiale de la santé en 2018?

4. Citez trois critères pour reconnaître le « trouble du jeu vidéo”.

5. Pourquoi certains jeux vidéo sont-ils conçus pour être captivants? (Citez deux raisons.)

6. Quels sont les bons réflexes à adopter pour que le jeu reste un jeu?

Lisez ce témoignage.

Je joue 15 heures par semaine, et je n’ai aucun problème” — Témoignage de Karim, 19 ans, étudiant en informatique

“J’entends souvent que les jeux vidéo, c’est mal, que ça rend accro. Moi, je joue environ deux heures par jour, parfois un peu plus le week-end. Je joue avec des amis, en ligne. Pour nous, c’est un moment de détente, comme d’autres iraient jouer au foot. Je ne néglige pas mes études: je suis en licence informatique, j’ai de bonnes notes. Je sors, je vois mes amis ‘en vrai’ aussi. Je ne pense pas être accro: si un ami m’appelle pour sortir, je n’hésite pas à éteindre la console. Je pense que le problème, ce n’est pas le jeu en soi, c’est ce qu’on laisse à côté. Si on n’a rien d’autre dans sa vie, on risque de se réfugier dans les jeux. Mais ce n’est pas la faute des jeux.”

Questions sur le témoignage :

1. Combien d’heures Karim joue-t-il par semaine environ?

2. Pourquoi dit-il qu’il n’est pas accro?

3. Quelle est sa position sur la responsabilité des jeux vidéo?

4. Pensez-vous que Karim représente un joueur typique ou plutôt un cas rare? Pourquoi?

PRENEZ LA PAROLE!

Questions de réflexion personnelle :

1. Jouez-vous aux jeux vidéo? Si oui, combien d’heures par semaine environ?

2. Quel type de jeux préférez-vous (jeux de stratégie, jeux de sport, jeux d’aventure, jeux en ligne)?

3. Avez-vous déjà ressenti le besoin irrépressible de jouer alors que vous deviez faire autre chose (devoirs, dormir, voir des amis)?

4. Connaissez-vous quelqu’un qui a eu un problème avec les jeux vidéo? Sans donner de nom, qu’est-ce qui s’est passé?

Questions de discussion en groupe :

5. « Les jeux vidéo sont plus addictifs que les séries ou les réseaux sociaux.” Êtes-vous d’accord?

6. Faut-il un âge minimum légal pour certains types de jeux (comme les jeux avec des « loot boxes”, des coffres à récompenses aléatoires)?

7. Les parents devraient-ils limiter le temps de jeu de leurs enfants? Jusqu’à quel âge?

8. Peut-on considérer les jeux vidéo comme un sport (e-sport) ou sont-ils juste un loisir?

9. « Les jeux vidéo rendent violents.” Qu’en pensez-vous?

10. Certaines écoles utilisent les jeux vidéo pour apprendre (maths, histoire, langues). Bonne ou mauvaise idée?

11. Si vous étiez parent, à partir de quel âge laisseriez-vous votre enfant jouer à des jeux en ligne avec d’autres personnes?

12. Que répondriez-vous à quelqu’un qui dit: « Les jeux vidéo, c’est une perte de temps”?

Lecture supplémentaire

L’expérience qui a changé ma vie: j’ai arrêté les jeux pendant un mois” — Témoignage de Lucas, 17 ans

“Je jouais environ 4 à 5 heures par jour, parfois plus. Mes notes baissaient, je voyais moins mes amis, ma mère me répétait tout le temps ‘tu passes à côté de ta vie’. Je pensais qu’elle exagérait. Puis, pour lui faire plaisir, j’ai accepté un défi: un mois sans jeux vidéo. Les premiers jours ont été très durs. Je m’ennuyais. Je ne savais pas quoi faire. Et puis, petit à petit, j’ai commencé à sortir, à lire, à faire du sport avec des copains. Au bout d’un mois, je me sentais mieux dans mon corps et dans ma tête. Je suis retourné aux jeux, mais différemment: maintenant, je joue une heure par jour maximum, et je varie les activités. Je ne regrette pas cette pause.”

Question: Pensez-vous qu’arrêter complètement pendant un temps est une bonne méthode pour reprendre le contrôle? Pourquoi ou pourquoi pas?

Exercices de pratique

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Addiction

2. Divertissement

3. Modération

4. Isolement

5. Varier

Définitions :

a) Activité qui amuse et détend

b) Fait de rester seul, de s’éloigner des autres

c) Dépendance, besoin irrépressible

d) Faire différentes activités

e) Consommer ou pratiquer sans excès

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Vrai ou faux? Justifiez votre réponse.

1. Tous les joueurs de jeux vidéo sont accros.

2. Une addiction se reconnaît par une perte de contrôle et une négligence des autres activités.

3. Il faut arrêter complètement les jeux vidéo pour ne pas devenir accro.

4. Les jeux vidéo n’ont aucun bénéfice éducatif.

5. L’Organisation mondiale de la santé a reconnu le « trouble du jeu vidéo” comme une maladie.

Exercice 3 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

dopamine — e-sport — temps d’écran — décrocher — modération

1. Les jeux vidéo libèrent de la ______, l’hormone du plaisir.

2. Il est conseillé de jouer avec ___, pas plus de 1 à 2 heures par jour.

3. La compétition professionnelle de jeux vidéo s’appelle l’_______.

4. Si vous sentez que vous perdez le contrôle, il faut essayer de ____ progressivement.

5. Limiter son ______ permet de mieux gérer son temps.

Exercice 4 — Êtes-vous d’accord avec ces citations?

“Je pourrais arrêter les jeux vidéo du jour au lendemain sans problème.”

“Les jeux vidéo sont plus intéressants que les sorties avec des amis.”

“Il faudrait une carte d’identité pour jouer en ligne.”

“Les parents qui limitent le temps de jeu ont raison.”

“On peut apprendre des choses utiles en jouant aux jeux vidéo.”

“Jouer plus de 3 heures par jour, c’est trop.”

Exercice 5 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Un ami passe 6 à 8 heures par jour sur les jeux vidéo. Ses notes baissent, il sort moins, vous vous inquiétez. Écrivez-lui un message (180—200 mots) pour lui exprimer votre inquiétude sans le juger.

Sujet B: Vous devez convaincre vos parents que les jeux vidéo ne sont pas tous mauvais. Écrivez un discours (180—200 mots) pour les rassurer tout en reconnaissant les risques.

Sujet C: Rédigez une affiche (180—200 mots) pour un collège intitulée « 5 signes que le jeu devient un problème — et 5 conseils pour garder le contrôle”.

Pour aller plus loin

Site utile: https://www.jeuxvideo.com — Pour les actualités du monde vidé (à utiliser avec modération!)

2.5 L’impact de l’IA sur le marché de l’emploi

Comment l’intelligence artificielle redéfinit-elle les métiers et quelles compétences seront nécessaires à l’avenir?

Comment comprenez-vous ces citations? Laquelle préférez-vous et pourquoi?

1. « L’intelligence artificielle ne remplacera pas l’humain, mais l’humain qui utilise l’IA remplacera celui qui ne l’utilise pas.” — Proverbe moderne

2. « Historiquement, toutes les innovations ont créé de l’emploi, mais elles en ont aussi détruit. La question est: est-ce que l’un va compenser l’autre? Cette fois-ci, on ne sait pas.” — Axelle Arquié, économiste

3. « L’IA ne supprime pas forcément des emplois mais elle modifie les profils recrutés et ralentit l’accès à l’emploi des débutants.” — Insee, 2026

4. « Un métier sur six (5 millions d’emplois en France) sera automatisable d’ici trois ou quatre ans.” — Étude Coface, 2026

5. « Ce que l’on entend dans les discours politiques, c’est simplement les gains de productivité, pas la prise en compte du risque sur l’emploi.” — Axelle Arquié

Le vocabulaire essentiel

Noms :

1. L’intelligence artificielle (IA) (f) — Ensemble de technologies qui permettent à une machine d’effectuer des tâches normalement réalisées par un humain (réflexion, création, décision).

2. L’automatisation (f) — Remplacer le travail humain par des machines ou des logiciels.

3. La substitution — Fait de remplacer quelque chose (ici, l’humain par l’IA).

4. La complémentarité — Situation où l’humain et l’IA travaillent ensemble, chacun apportant ses forces.

5. Un emploi exposé — Métier qui risque d’être transformé ou supprimé par l’IA.

6. Les compétences (fpl) — Savoirs et savoir-faire d’une personne.

7. La reconversion — Fait de changer de métier après une formation.

8. Un tâche cognitive — Tâche qui fait appel à la réflexion, à l’intelligence (par opposition aux tâches manuelles).

9. Les cols blancs (mpl) — Employés de bureau (par opposition aux cols bleus, ouvriers).

10. La productivité — Capacité à produire plus avec moins de ressources.

Verbes :

1. Automatiser — Rendre automatique, faire fonctionner sans intervention humaine.

2. Se reconvertir — Changer complètement de métier.

3. Augmenter (ici) — Compléter le travail humain avec l’IA, sans remplacer.

4. Transformer — Changer profondément la nature d’un métier.

5. S’adapter — Changer ses comportements pour faire face à une nouvelle situation.

Expressions :

1. « Faire face à une vague d’innovations” — Affronter une période de changements technologiques rapides.

2. « Être en phase de transition” — Être dans une période entre deux états.

3. « Gagner en productivité” — Produire plus avec le même temps ou le même coût.

4. « Perdre son emploi au profit de l’IA” — Être remplacé par une machine.

5. « Rester pertinent sur le marché du travail” — Garder des compétences recherchées par les employeurs.

Regardez la vidéo.

“Ils ont perdu leur emploi à cause de l’IA”

https://youtu.be/KQFjphgBXh4?si=R6xkFHGz8jUdcY5d

Source: BFM Business — « La Story de Louis Amar”

Résumé de la vidéo:

Ce reportage de BFM Business suit le parcours de plusieurs personnes qui ont perdu leur emploi à cause de l’intelligence artificielle. Louis Amar raconte comment des métiers jusqu’alors protégés (traducteurs, graphistes, rédacteurs) sont progressivement remplacés par des outils d’IA. Le reportage montre des témoignages poignants: Caroline, traductrice indépendante, a vu son chiffre d’affaires baisser de 12% en un an; Solenne, graphiste, a perdu la moitié de ses clients. Le journaliste interroge également des experts pour comprendre pourquoi ces métiers sont particulièrement exposés et quelles solutions sont possibles (reconversion, formation, complémentarité homme-machine). Le reportage se termine sur une note nuancée: l’IA est une réalité, mais l’humain a encore sa place s’il accepte de s’adapter.

Répondez aux questions :

1. Quels sont les métiers cités dans la vidéo comme étant menacés par l’IA?

2. Selon le reportage, pourquoi les traducteurs et les graphistes sont-ils particulièrement exposés?

3. Quels témoignages personnels sont donnés? Quelles conséquences ces personnes ont-elles subies?

4. Quelles solutions sont proposées aux personnes qui perdent leur emploi?

5. Le reportage est-il pessimiste ou optimiste? Justifiez votre réponse avec des éléments de la vidéo.

6. Selon vous, les personnes qui perdent leur emploi à cause de l’IA sont-elles responsables de leur situation? Pourquoi ou pourquoi pas?

Regardez encore une vidéo à ce sujet (optionel): “L’intelligence artificielle et ses répercussions sur lemploi”

https://rutube.ru/video/private/6df0bfef811dd92275e5db1bb1420ca8/?p=pYyT401_ILABSutYpiMu0Q

Lisez un article.

“IA et emploi: quels métiers vont disparaître, lesquels vont se transformer?”

Une révolution déjà en marche

Depuis l’arrivée de ChatGPT en novembre 2022, l’intelligence artificielle s’est installée dans notre quotidien. Dans les entreprises, environ un quart des salariés utilisent déjà l’IA. Mais cette révolution technologique soulève une question angoissante: mon métier va-t-il disparaître?

Selon l’Insee (Institut national de la statistique), les effets sont déjà visibles. En France, l’emploi des jeunes de 15 à 29 ans dans l’informatique a baissé de 7,4% en 2025. Aux États-Unis, les 22—25 ans dans les métiers exposés ont vu leur emploi diminuer d’environ 16% depuis l’arrivée de l’IA générative. Ce ne sont pas forcément des licenciements massifs, mais plutôt un ralentissement des embauches: les jeunes n’entrent plus aussi facilement sur le marché du travail.

Quels métiers sont menacés?

L“économiste Axelle Arquié, cofondatrice de l’Observatoire des emplois menacés et émergents, explique: « Ce sont toutes les tâches qui sont seulement cognitives, c’est-à-dire qui ne sont pas physiquement incarnées, qui ont lieu dans les bureaux. Donc toutes les tâches des cols blancs, qui jusqu’ici avaient été préservées de l’automatisation.”

Parmi les métiers les plus exposés :

• Traducteurs: Caroline, traductrice indépendante, a vu son chiffre d’affaires baisser de 12% entre 2024 et 2025. « Mon client m’a informée qu’on allait passer en correction de traduction générée par l’IA, mais je suis payée moins!”

• Graphistes: Solenne, 29 ans, a vu son activité baisser de moitié. « Je me suis demandé si je ne devrais pas me reconvertir, est-ce que mon métier sert à quelque chose?”

• Mannequins: Charlotte raconte: « On m’a dit qu’on allait couper mon visage et le remplacer par un visage généré par l’IA. L’idée, c’est de ne pas payer de droits à l’image.”

• Comptabilité, RH, service client, programmation, création de contenu

Des chiffres qui donnent le vertige

Une étude de l’assureur Coface, publiée en avril 2026, estime qu’un emploi sur six (soit 5 millions d’emplois en France) sera automatisable d’ici trois ou quatre ans. Selon le Boston Consulting Group, 55% des emplois dans le monde seront considérablement modifiés dans les deux à trois prochaines années.

Mais attention: « automatisable” ne veut pas dire « supprimé”. L'économiste Axelle Arquié nuance: « Historiquement, toutes les innovations ont créé de l’emploi, mais elles en ont aussi détruit. La question est: est-ce que l’un va compenser l’autre? Cette fois-ci, on ne sait pas.”

Les métiers protégés (pour l’instant)

Tous les métiers ne sont pas menacés. Ceux qui exigent un contact humain et des interactions physiques complexes sont moins exposés: la santé, l’éducation, le bâtiment, les services à la personne. Patrick Artus, économiste, explique: « Dans les secteurs où les contacts personnels sont importants, l’emploi continue de progresser.”

Quelles compétences pour l’avenir?

Face à cette révolution, les experts recommandent de développer :

1. Les compétences humaines: créativité, empathie, communication, travail en équipe — ce que l’IA ne peut pas (encore) reproduire.

2. La maîtrise des outils d’IA: savoir utiliser l’IA pour être plus efficace, au lieu d’en avoir peur.

3. L’adaptabilité: être prêt à se former tout au long de sa vie.

4. La pensée critique: l’IA peut faire des erreurs (on appelle ça des « hallucinations”). Il faut savoir vérifier ses résultats.

Un rapport de Microsoft et BCG affirme: « La tendance principale aujourd’hui n’est pas le remplacement complet des humains par l’IA, mais la transformation des méthodes de travail et des exigences liées à chaque poste.”

Ce document s’inspire d’un reportage de BFM Business (2025) qui a suivi plusieurs personnes ayant perdu leur emploi à cause de l’IA.

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): Insee (mars 2026), Franceinfo (janvier 2026), France 3 Régions (mai 2026), Boursorama/AFP (mars 2026), BFM Business (2025), BCG/Microsoft (2026)

Questions de compréhension :

1. Selon l’article, pourquoi les jeunes sont-ils particulièrement touchés par l’arrivée de l’IA?

2. Citez trois métiers menacés et expliquez pourquoi.

3. Quelle est la différence entre un emploi « automatisable” et un emploi « supprimé”?

4. Quels secteurs sont protégés et pourquoi?

5. Quelles sont les quatre compétences recommandées pour l’avenir?

6. Que veut dire l’expression « hallucinations de l’IA”?

7. Selon vous, l’arrivée de l’IA est-elle plutôt une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les travailleurs? Justifiez.

Lisez le témoignage.

J’ai appris à utiliser l’IA, et mon métier a changé… en mieux” — Témoignage de Marc, 34 ans, chef de projet marketing

“Au début, j’avais peur. Je voyais tous ces articles sur l’IA qui allait remplacer les marketers. Puis j’ai décidé de me former. J’ai appris à utiliser ChatGPT, Midjourney (création d’images), et d’autres outils. Aujourd’hui, je ne passe plus des heures à écrire des descriptions de produits ou à chercher des idées. L’IA me fait une première version, et moi je l’améliore, je l’adapte, j’ajoute ma touche humaine. Mon travail est devenu plus créatif et moins répétitif. Mon employeur est content parce que je vais plus vite. Et moi, je suis plus épanoui. Je pense que l’IA n’est pas une menace si on accepte de se former et d’évoluer. Le problème, c’est qu’il faut que les entreprises proposent ces formations.”

Questions sur le témoignage :

1. Quelle était la peur initiale de Marc?

2. Qu’a-t-il fait pour y faire face?

3. En quoi son métier a-t-il changé?

4. Selon lui, quelle est la clé pour ne pas être menacé par l’IA?

5. Êtes-vous d’accord avec son optimisme? Pourquoi ou pourquoi pas?

PRENEZ LA PAROLE!

Questions de réflexion personnelle :

1. Connaissez-vous des personnes qui ont perdu leur emploi ou qui ont vu leur métier changer à cause de l’IA?

2. Avez-vous déjà utilisé des outils d’IA (ChatGPT, traducteurs automatiques, générateurs d’images)? Pour quelles tâches?

3. Pensez-vous que votre futur métier est menacé par l’IA? Pourquoi?

4. Seriez-vous prêt à vous former à l’IA pour rester employable?

Questions de discussion en groupe :

5. « L’IA va créer plus d’emplois qu’elle n’en détruit.” Êtes-vous d’accord? (Certains experts disent oui, d’autres non — débattez!)

6. Faut-il que l’école prépare davantage les élèves à l’IA? Si oui, comment?

7. « Les métiers créatifs (artistes, musiciens, écrivains) ne peuvent pas être remplacés par l’IA.” Vrai ou faux?

8. Les gouvernements devraient-ils créer un « revenu universel” pour les personnes dont l’emploi a été supprimé par l’IA?

9. Est-il juste que les entreprises licencient des employés pour les remplacer par l’IA? Quelle responsabilité sociale ont-elles?

10. Si l’IA fait tout le travail à l’avenir, que feront les humains de leur temps?

11. « Seuls les métiers manuels sont vraiment protégés.” Qu’en pensez-vous?

12. Que répondriez-vous à un ami qui vous dit: « À quoi bon étudier, l’IA fera tout à ma place”?

Lecture supplémentaire

“Les jeunes sont les premières victimes de l’IA sur le marché du travail”

Selon plusieurs études récentes, les jeunes sont particulièrement touchés par l’arrivée de l’IA. Pourquoi? Parce que les tâches d’entrée de gamme (rédiger des notes, traiter des données, faire des traductions basiques) sont précisément celles que l’IA maîtrise le mieux. Les entreprises préfèrent utiliser l’IA plutôt que de former des juniors.

Aux États-Unis, l’emploi des 22—25 ans dans les métiers les plus exposés a diminué d’environ 16% depuis l’arrivée de l’IA générative. En France, l’emploi des 15—29 ans dans l’informatique a baissé de 7,4% en 2025. L'économiste Patrick Artus explique: « Le choc lié à l’introduction de l’IA est supporté surtout par les jeunes qui tentent de rentrer sur le marché du travail. Les entreprises conservent les salariés confirmés, plus âgés.”

Le problème est que, quand ces salariés âgés prendront leur retraite, les entreprises ne pourront pas les remplacer… parce qu’elles n’auront pas formé de jeunes. Un cercle vicieux qui inquiète les experts.

Question: Ce phénomène vous semble-t-il juste? Comment les entreprises pourraient-elles mieux faire?

Les informations ci-dessus sont tirées des sources suivantes (bibliographie complète en fin d’ouvrage): vie-publique.fr/ et optionfinance.fr/

Exercices de pratique

Exercice 1 — Associez chaque mot à sa définition.

Mots :

1. Automatisation

2. Intelligence artificielle

3. Complémentarité

4. Emploi exposé

5. Se reconvertir

Définitions :

a) Ensemble des technologies qui imitent l’intelligence humaine

b) Fait de remplacer le travail humain par des machines

c) Métier qui risque d’être transformé par l’IA

d) Changer complètement de métier

e) Situation où l’humain et l’IA travaillent ensemble

Vos réponses :

1. _____ 2. _____ 3. _____ 4. _____ 5. _____

Exercice 2 — Vrai ou faux? Justifiez votre réponse.

1. Seuls les métiers manuels sont menacés par l’IA.

2. Tous les emplois exposés à l’IA vont disparaître.

3. Les jeunes sont particulièrement touchés par l’arrivée de l’IA.

4. Les métiers de la santé sont peu menacés par l’IA.

5. L’IA ne fait jamais d’erreurs.

Exercice 3 — Complétez les phrases avec un mot de la liste.

cognitives — productivité — reconversion — exposés — complémentarité

1. Les métiers les plus ________ sont ceux qui manipulent l’information.

2. Les tâches ________ sont celles qui font appel à la réflexion.

3. L’IA peut augmenter la ________ des entreprises.

4. La ________ entre l’humain et l’IA est un modèle prometteur.

5. La ________ professionnelle est une solution pour les métiers menacés.

Exercice 4 — Répondez par Vrai ou Faux (d’après l’article).

L’emploi des jeunes dans l’informatique a augmenté en 2025.

Un métier sur six pourrait être automatisable d’ici 3—4 ans.

Les traducteurs voient leur chiffre d’affaires augmenter grâce à l’IA.

Les métiers de la santé sont très exposés à l’IA.

Selon BCG, 55% des emplois seront modifiés par l’IA.

Exercice 5 — Production écrite (choisissez un sujet).

Sujet A: Vous êtes conseiller (ère) d’orientation. Un lycéen de 17 ans vous dit qu’il est inquiet: « À quoi bon faire des études si l’IA va prendre tous les emplois?” Rédigez votre réponse (180—200 mots).

Sujet B: Vous travaillez dans une entreprise qui vient d’annoncer qu’elle va utiliser l’IA pour automatiser une partie de vos tâches. Certains collègues paniquent. Écrivez un petit discours (180—200 mots) pour les rassurer tout en reconnaissant les risques.

Sujet C: Rédigez une fiche (180—200 mots) intitulée « 5 compétences à développer pour ne pas être remplacé par l’IA”.

Activité supplémentaire

Regardez la vidéo.

https://youtu.be/X-UGtsF1c4Q

Source: ARTE

Attention: Cette vidéo dure environ 28 minutes. Regardez les 10 premières minutes (jusqu’à la première pause publicitaire). Vous pouvez regarder la suite plus tard si le sujet vous intéresse.

Avant de regarder: Lisez ces questions. Vous répondrez après le visionnage.

1. Quel est l’exemple concret donné en début d’émission (Amazon)?

2. Pourquoi Amazon licencie-t-il des employés?

3. Quels sont les arguments des personnes qui pensent que l’IA va détruire des emplois?

4. Quels sont les arguments de celles qui pensent que l’IA va en créer?

5. Selon les experts invités, quelle est la position la plus réaliste?

Regardez l’extrait (0:00 — 10:00 environ).

Répondez maintenant :

1. Combien de licenciements sont évoqués?

2. Pourquoi Amazon remplace-t-il des employés par l’IA? Citez deux raisons données dans l’émission.

3. Quel est l’impact sur les employés licenciés? Selon le reportage, peuvent-ils facilement retrouver du travail?

4. Quel expert est interrogé et quelle est sa position principale?

5. Selon l’émission, tous les métiers sont-ils également menacés? Si non, lesquels sont plus protégés?

6. À votre avis, cet extrait est-il plutôt optimiste ou pessimiste? Justifiez.

Pour aller plus loin (en autonomie): Regardez la suite de l’émission (10:00 — 28:00).

Quels nouveaux arguments sont apportés?

Pour aller plus loin…

https://youtu.be/4xncylJ5O2g?si=Qoh7ApAlcvMRi_KU

https://youtu.be/33a7qzcEjIg?si=OlG6ECcJa_jI0iBy

3. Argent et vie quotidienne

3.1 Stratégies pour économiser de l’argent

• C’est quoi exactement un revenu passif?

— La réponse à cette question est à la fin de la leçon.

Le vocabulaire essentiel.

— Déposer de l’argent

— Retirer de l’argent

— Épargner

— Investir

— Rembourser un prêt

— Gérer ses finances

— Faire un virement

— Payer des factures

— Équilibrer un budget

— Planifier ses dépenses

— Le compte bancaire: un compte où l’on dépose de l’argent et d’où l’on peut effectuer des transactions financières telles que des dépôts, des retraits et des paiements.

— Le prêt: une somme d’argent empruntée à une institution financière ou à une personne, qui doit être remboursée avec intérêts selon des modalités convenues.

— L’investissement: l’action d’allouer des fonds dans le but de générer un revenu futur ou un bénéfice, souvent sous forme d’achat d’actifs financiers ou de biens.

— Les revenus: les sommes d’argent perçues par une personne ou une entreprise, provenant de sources telles que le salaire, les investissements, les loyers, etc.

— Les dépenses: les sommes d’argent dépensées pour acheter des biens ou des services, couvrant les besoins quotidiens, les factures, les loyers, les loisirs, etc.

— Le virement bancaire: le transfert électronique de fonds d’un compte bancaire à un autre, permettant des transactions rapides et sécurisées entre différentes institutions financières.

— Le taux d’intérêt: le pourcentage appliqué à un montant emprunté ou investi, représentant le coût de l’emprunt ou le rendement de l’investissement.

— La gestion financière: l’ensemble des pratiques et des décisions visant à gérer efficacement les ressources financières, à planifier les dépenses, à investir judicieusement et à atteindre les objectifs financiers..

Regardez la vidéo.

https://youtu.be/JE9HUi5upsc

ou

https://rutube.ru/video/private/7f89f2ee7b651c36fc7bf51e3ad6eae7/?p=5zOEsbX3lDxaWKjBo1bNPQ

Lisez un article.

Les stratégies d’épargne

Il existe plusieurs moyens d’épargner de l’argent et de constituer des économies pour l’avenir.

1. Établir un budget.
Commencez par établir un budget détaillé en identifiant vos revenus et vos dépenses. Cela vous permettra de mieux gérer vos finances et de déterminer combien vous pouvez épargner chaque mois.

2. Automatiser vos épargnes.
Mettez en place des virements automatiques depuis votre compte courant vers un compte d’épargne. Cela vous permettra d’épargner régulièrement sans avoir à y penser.

3. Fixer des objectifs d’épargne.
Déterminez des objectifs d’épargne à court, moyen et long terme. Cela peut être pour un achat important, des vacances, une épargne de précaution, ou la retraite. Avoir des objectifs clairs vous motivera à épargner.

4. Réduire les dépenses superflues.
Identifiez les dépenses non essentielles et cherchez des moyens de les réduire. Cela peut passer par la diminution des sorties, la préparation des repas à la maison, ou la recherche de meilleures offres pour les services courants.

5. Économiser sur les achats.
Comparez les prix, recherchez des promotions, utilisez des coupons de réduction, et soyez attentif aux soldes pour réaliser des économies sur vos achats.

6. Épargner les revenus supplémentaires.
Si vous recevez des primes, des augmentations de salaire, ou tout autre revenu supplémentaire, envisagez de les épargner plutôt que de les dépenser immédiatement.

7. Suivre vos progrès.
Tenez un suivi de vos économies et de vos progrès vers vos objectifs d’épargne. Cela vous permettra de rester motivé et de voir les résultats de vos efforts.

Comment économiser de l’argent au quotidien?

Voici des astuces pour économiser de l’argent au quotidien. Ces astuces sont valables pour les petits comme les plus gros budgets.

Réduire vos différentes factures

Les factures font partie des dépenses fixes mensuelles (ou annuelles). Il existe toutefois des possibilités pour les diminuer et réduire leur impact sur votre pouvoir d’achat.

Faire baisser sa facture d’énergie (électricité / gaz) Il existe de nombreuses astuces pour réduire vos consommations d’énergie: entretenir vos équipements, isoler votre logement, couper les appareils en mode veille, consommer lors des heures creuses pour l’électricité…

De plus, depuis 2007, il est possible de réduire le prix du kWh de l’énergie en changeant de fournisseur. En effet, vous pourrez effectuer ce changement sans risque, puisqu’il est sans frais et sans engagement.

La plupart des français ont souscrit aux tarifs réglementés des fournisseursd’énergie historiques EDF et Engie. Mais les prix pratiqués sont chers et le montant augmente au fil du temps. La meilleure solution est de comparer les offres en ligne selon votre profil de consommateur d’énergie, car les fournisseurs proposent des réductions pour vous aider à faire des économies.

Si vous souhaitez payer cette facture alors que vous n’avez pas beaucoup d’argent, vous pouvez aussi bénéficier du chèque énergie selon vos ressources. Le montant du chèque énergie en 2023 est compris entre 100 et 200 €.

Faire baisser sa facture internet et téléphone Concernant la facture de téléphone mobile, il s’agit tout d’abord de choisir le bon forfait. Si les offres illimitées sont devenues la norme, vous pourriez vous contenter de moins.

18+

Книга предназначена
для читателей старше 18 лет

Бесплатный фрагмент закончился.

Купите книгу, чтобы продолжить чтение.